Le patrimoine arménien en France > Actualités du patrimoine

            

                                 LE PATRIMOINE ARMÉNIEN 

                                                             

    2005 :   Le Centre du patrimoine arménien de Valence

  L’ouverture  du Centre du patrimoine arménien constitue une première en Europe. 

 Annie Romy-Koulaksezian, conseillère municipale déléguée du Centre précise : «Ce lieu raconte   l’histoire des Arméniens depuis le génocide de 1915  jusqu’à leur arrivée à Valence dans le cadre  d’un parcours interactif habilement mis en scène ». 

L'inauguration du centre a eu lieu  le Samedi 11 juin 2005 en présence de nombreux élus , universitaires et représentants des associations arméniennes, au total plus de 500 personnes ont assisté aux cérémonies d'ouverture .

Le site du centre du patrimoine arménien     présente le bâtiment, l'équipe et les missions pédagogiques en référence aux nombreux thèmes de l'histoire et de la diaspora arménienne.

      2006/2007   :  L'année de l'Arménie en France

Le musée du Louvre

                          Après l' Algérie (2003), la Chine (2004), le Brésil (2005) , l' Arménie a été mise en lumière  du 21 septembre 2006 au 14 juillet 2007 avec près de 700 manifestations . Cet évènement national , initié à la demande du Président de la République, a fait connaître, auprès d'un large public, un patrimoine de 3000 ans d'histoire. Plus de 30 expositions ont eu lieu dans les institutions françaises les plus prestigieuses à Paris comme dans de nombreuses villes de province. L'exposition du Louvre a connu un succès mérité.                      

         2007  : création du musée de l'immigration  à Paris

Le premier musée de l’immigration en France a ouvert ses  portes le 10 octobre 2007 dans l’ancien musée des Colonies et Arts océaniques de Paris (palais de la porte dorée). Il évoque l’histoire des vagues successives d’immigration Italiens, Espagnols , Portugais, Polonais, Maghrébins, Asiatiques....

Ce centre, sous tutelle interministérielle (Culture , Affaires sociales, Education Nationale et Recherche) dispose d'un budget de fonctionnement de 7 millions d' euros. Le musée contribue à la reconnaissance des parcours d'intégration des populations immigrés dans la population française . Il faut préciser qu'un français sur trois compte un ancêtre d'origine étrangère dans son arbre généalogique.

La communauté arménienne est d'ores et déjà représentée dans la scénographie à travers une exposition passionnante  consacrée aux réfugiés du proche-Orient. Un parcours d'exil entre le Liban et la France de 1917 à 1945.   

         2008  : la liste de l'UNESCO enrichie 

L'initiative de l'UNESCO en juillet 2008 a marqué  l'année 2008 en classant sur  la liste du patrimoine mondial trois ensembles monastiques arméniens d'Iran : Saint-Stépanos, saint Thaddeus, et la chapelle Sainte -Marie de Dzordzor. Une consécration pour l'association Terre et Culture qui, depuis sa création a contribué à la sauvegarde de ces chefs-d'oeuvres du patrimoine arménien. 

            2010 / 2011  : le patrimoine de l'Arménie historique 

Malgré l'échec des protocoles signés entre l'Arménie et la Turquie, les premières initiatives ont vu le jour au cœur de l'Arménie historique :  la réouverture de l'église d'Aghtamar (province de Van) le 19 septembre 2010 en présence de 2000 pèlerins venus de toute la Turquie et de la diaspora. Citons également, la  réouverture à Kars de l'église Sourp Arakélots avec l'autorisation de célébrer une messe par an, comme à Aghtamar. En 2011 : l'inauguration après rénovation de l'église Sourp Guiragos (1518), la plus vaste église arménienne du proche Orient, la cérémonie d'ouverture a eu lieu les 22 /23 octobre 2011. En décembre 2011, à Istanbul, la rénovation de l'église "Vorvotz Vorodman" a été réalisée avec un financement des autorités turques à hauteur de 70 %.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                               

Il est à espérer que ces initiatives vont se multiplier pour préserver ce qui peut être encore préservé , sauvegarder les sites comme Ani et les rares édifices qui ont survécu. Un réel changement de la politique de la Turquie a l'égard du patrimoine ancestral arménien devrait se confirmer dans les années futures si ce pays souhaite se rapprocher des valeurs européennes. N'oublions pas cependant qu'il n'existe actuellement que 34 églises arméniennes ouvertes en Turquie alors qu'elles étaient 2300 avant 1915 !